Introduction
Vous avez fait un test ADN chez AncestryDNA ou 23andMe, et vous vous demandez si vous pourriez profiter des correspondances d’un autre laboratoire sans tout racheter ? Bonne nouvelle : c’est possible, et c’est souvent gratuit. Il suffit de télécharger les données brutes de votre test ADN, puis de les importer sur une autre plateforme.
La plupart des grands laboratoires vous permettent de récupérer le fichier de vos données brutes — l’ADN lu lors de votre test — puis de l’importer sur d’autres plateformes. En quelques clics, vous pouvez ainsi élargir votre réseau de cousins génétiques et obtenir de nouvelles estimations d’origines, sans repasser par la case prélèvement. Ce guide vous explique pas à pas comment transférer les données brutes de votre test ADN en 2026 : quoi télécharger, où l’importer, quel fichier est accepté par quelle plateforme, et quelles précautions prendre côté sécurité et RGPD.
Au sommaire
- Qu’est-ce que les « données brutes » d’un test ADN ?
- Pourquoi transférer ses données brutes ?
- Comment télécharger ses données brutes chez chaque laboratoire
- Où transférer ses données brutes ?
- Compatibilité : quel test peut aller où ?
- Sécurité et RGPD : ce que signifie partager son ADN
- Foire aux questions
Qu’est-ce que les « données brutes » (raw data) d’un test ADN ?
Quand un laboratoire analyse votre échantillon de salive, il ne séquence pas l’intégralité de votre génome. Il utilise une puce de génotypage (une « puce SNP ») qui lit des centaines de milliers de positions précises et bien choisies sur votre ADN. Ces positions sont des SNP (prononcez « snips »), des points du génome où l’ADN varie fréquemment d’une personne à l’autre.
Le résultat de cette lecture, c’est votre fichier de données brutes (en anglais : raw data). Concrètement, il s’agit d’un fichier texte compressé (souvent un .zip contenant un .txt ou un .csv) qui liste, ligne après ligne, chaque position lue et la « lettre » d’ADN trouvée à cet endroit.
En clair : vos données brutes sont la matière première de votre test. Le laboratoire les interprète pour vous fournir une estimation d’origines et une liste de correspondances, mais le fichier brut, lui, est réutilisable ailleurs.
Pour donner un ordre de grandeur, ces fichiers contiennent généralement plusieurs centaines de milliers de positions SNP — souvent de l’ordre de 600 000 à 700 000 selon la puce utilisée (la plupart des grands laboratoires s’appuient sur des puces de la famille Illumina Global Screening Array). Ce chiffre n’a rien d’absolu : il varie d’un laboratoire à l’autre et d’une version de puce à l’autre.
Ces tests reposent sur l’ADN autosomal — les 22 paires de chromosomes non sexuels, hérités à parts égales de vos deux parents. C’est cet ADN qui sert à estimer vos origines et à identifier des cousins des deux côtés de votre famille. Si vous débutez et hésitez encore sur le laboratoire à choisir, notre guide Quel test ADN choisir vous aidera à y voir clair avant même de penser au transfert.
Pourquoi transférer ses données brutes ?
L’intérêt principal tient en une phrase : profiter des fonctionnalités d’un autre laboratoire à moindre coût.
Chaque plateforme possède sa propre base d’utilisateurs et son propre algorithme. En transférant votre fichier, vous pouvez :
- Élargir votre réseau de cousins génétiques. Une personne apparentée à vous a peut-être testé son ADN chez MyHeritage alors que vous étiez chez Ancestry. Sans transfert, vous ne la verriez jamais. Chaque plateforme supplémentaire, c’est une nouvelle liste de correspondances ADN potentielles.
- Obtenir une seconde estimation d’origines. Les pourcentages d’origines ethniques sont des estimations probabilistes, pas des mesures exactes : ils dépendent du panel de populations de référence et de l’algorithme de chaque laboratoire. Comparer plusieurs estimations donne une vision plus nuancée de votre ascendance. Pour comprendre pourquoi ces chiffres varient d’un labo à l’autre, lisez notre article sur les regroupements génétiques de 23andMe, Ancestry et MyHeritage.
- Accéder à des outils avancés absents de votre plateforme d’origine (comparateur de chromosomes, outils de triangulation, etc.).
- Économiser. Un transfert coûte moins cher — quand il n’est pas gratuit — qu’un nouveau kit complet acheté chez chaque fournisseur.
À noter : transférer un même fichier vers plusieurs plateformes vous donnera plusieurs estimations différentes de vos origines. C’est normal et attendu : ce n’est pas une erreur, mais le reflet de méthodes de calcul distinctes.
Comment télécharger ses données brutes chez chaque laboratoire
Avant de transférer quoi que ce soit, il faut récupérer votre fichier chez le laboratoire qui a réalisé votre test. La logique est partout la même : vous vous connectez à votre compte, vous cherchez la rubrique dédiée aux données ADN, et vous demandez le téléchargement. Le fichier vous est généralement envoyé après une étape de confirmation par e-mail, pour des raisons de sécurité.
Important : les libellés exacts des menus changent régulièrement d’un labo à l’autre et au fil des refontes d’interface. Les chemins ci-dessous décrivent la logique générale. En cas de doute, fiez-vous toujours à la page d’aide officielle du laboratoire concerné.
Télécharger ses données brutes AncestryDNA
Chez AncestryDNA, le téléchargement passe par les paramètres de votre test ADN. Rendez-vous dans la section relative à vos résultats ADN, ouvrez les paramètres, puis cherchez l’option permettant de télécharger vos données brutes. Ancestry vous demandera de confirmer votre mot de passe et vous enverra un lien de téléchargement par e-mail.
Vous obtiendrez un fichier compressé. Conservez-le tel quel : la plupart des plateformes de transfert acceptent le .zip directement, sans qu’il soit nécessaire de le décompresser.
Bon à savoir : AncestryDNA permet bien de télécharger vos données brutes autosomales, mais ne propose pas de comparateur de chromosomes (chromosome browser) au sein de sa propre interface. C’est précisément l’une des raisons qui poussent de nombreux utilisateurs à transférer leur fichier vers une plateforme tierce comme MyHeritage ou GEDmatch, qui offrent cet outil.
Télécharger ses données brutes 23andMe
Chez 23andMe, l’export se trouve dans les paramètres du compte, à la rubrique consacrée aux données brutes (raw data). La plateforme propose généralement plusieurs formats ; pour un transfert vers un autre service de généalogie, c’est le fichier de données brutes téléchargeable (et non un rapport interprété) qu’il vous faut.
À noter : 23andMe traverse depuis 2024 une période de restructuration financière (une procédure de Chapter 11, l’équivalent américain du redressement judiciaire, a été ouverte en 2025). À la date de 2026, le service resterait opérationnel et les utilisateurs existants conserveraient l’accès à leurs données. Par prudence, si vous avez testé chez 23andMe, exportez votre fichier de données brutes dès maintenant et conservez-en une copie : vous pourrez ainsi le transférer ultérieurement vers MyHeritage, FamilyTreeDNA ou GEDmatch en cas de besoin.
Télécharger ses données brutes MyHeritage
MyHeritage permet également de télécharger les données brutes des tests réalisés avec ses propres kits. L’option se trouve dans le gestionnaire d’ADN de votre compte, via le menu des actions associées à votre kit. Comme ailleurs, une confirmation par e-mail est demandée avant l’envoi du fichier.
Notez que cette étape ne concerne que les fichiers issus d’un kit MyHeritage. Si votre objectif est au contraire d’importer dans MyHeritage un fichier provenant d’un autre labo, rendez-vous plus bas, à la section transfert.
Télécharger ses données brutes FamilyTreeDNA
FamilyTreeDNA (FTDNA) propose le téléchargement de vos données brutes autosomales (issues de son test Family Finder) depuis votre espace personnel, dans la rubrique de téléchargement des données. FTDNA est l’un des rares laboratoires à proposer aussi des tests sur les lignées paternelle (Y-DNA) et maternelle (ADN mitochondrial), mais pour un transfert autosomal classique, c’est bien le fichier Family Finder qui est utilisé.
Et Living DNA ?
Living DNA, laboratoire d’origine britannique, permet lui aussi de télécharger vos données brutes autosomales depuis votre compte. Ce fichier peut ensuite être importé sur certaines plateformes tierces. Living DNA reste cependant moins répandu que les quatre grands fournisseurs ci-dessus, et sa compatibilité dépend de la plateforme d’accueil ainsi que de la version de puce utilisée lors de votre test — vérifiez impérativement au cas par cas avant de compter sur ce transfert.
Où transférer ses données brutes ?
Une fois votre fichier en main, vous pouvez l’importer sur une ou plusieurs plateformes d’accueil. Voici les principales destinations en 2026.
MyHeritage : le transfert gratuit de référence
MyHeritage est historiquement la plateforme la plus accueillante pour les transferts. L’import de votre fichier de données brutes y est gratuit, et il vous donne accès gratuitement à votre liste de correspondances ADN ainsi qu’aux outils de mise en relation.
C’est ce qui fait du transfert ADN gratuit vers MyHeritage une option très intéressante pour les francophones : la base d’utilisateurs y compte une proportion d’Européens plus élevée que chez certains concurrents, ce qui augmente vos chances de trouver des cousins en France et en Europe.
En revanche, l’accès à l’estimation détaillée de vos origines ethniques sur MyHeritage est généralement soumis à un paiement unique (ou inclus dans un abonnement) : c’est le « mur payant » de l’ethnicité. Les correspondances, elles, restent accessibles gratuitement. MyHeritage accepte les fichiers issus des grands laboratoires concurrents (AncestryDNA, 23andMe, FamilyTreeDNA notamment).
Pour aller plus loin sur les forces et faiblesses respectives de ces deux acteurs, consultez notre comparatif MyHeritage vs Ancestry 2026.
FamilyTreeDNA : le Family Finder par transfert
FamilyTreeDNA accepte l’import de fichiers de données brutes provenant d’autres laboratoires (AncestryDNA, 23andMe et MyHeritage notamment) pour intégrer sa base Family Finder (correspondances autosomales). Le transfert de base est généralement gratuit, avec un déblocage payant de certaines fonctionnalités avancées. FTDNA présente un atout pour la recherche généalogique sérieuse : c’est l’un des écosystèmes les plus complets, combinant ADN autosomal, Y-DNA et ADN mitochondrial.
GEDmatch : les outils avancés (gratuits) pour la généalogie
GEDmatch n’est pas un laboratoire : c’est une plateforme tierce et gratuite sur laquelle vous importez votre fichier ADN pour le comparer avec ceux d’utilisateurs venus de toutes les plateformes. C’est l’outil de prédilection des généalogistes avancés et des personnes adoptées à la recherche de leur famille biologique.
GEDmatch accepte les fichiers des principaux laboratoires (AncestryDNA, 23andMe, MyHeritage, FamilyTreeDNA, Living DNA) et offre des outils puissants : comparaison « un contre un », calcul des segments partagés, outils de triangulation, estimation de parenté. Importer son ADN sur GEDmatch permet donc de croiser des correspondances que vous ne verriez sur aucune autre plateforme isolée.
Point de vigilance important : GEDmatch est une base de données dont une partie peut être rendue accessible, sous certaines conditions, aux services d’enquête dans certains pays. C’est précisément GEDmatch qui a été utilisée aux États-Unis dans l’affaire du Golden State Killer en 2018. Depuis, la plateforme fonctionne sur un principe de consentement explicite (opt-in) : par défaut, votre kit n’est en principe pas comparé dans le cadre d’enquêtes judiciaires, sauf si vous l’autorisez dans les réglages. Nous détaillons ce point dans la section sécurité ci-dessous : il mérite une décision éclairée de votre part.
Geneanet : le contexte francophone
Geneanet, bien connu des généalogistes francophones, propose également un espace ADN permettant d’importer un fichier de données brutes pour obtenir des correspondances. Son intérêt tient à sa forte communauté française, déjà active sur les arbres généalogiques classiques : croiser correspondances ADN et arbres documentés y est particulièrement pertinent pour qui cherche ses ancêtres en France.
Compatibilité : quel test peut aller où ?
Toutes les plateformes n’acceptent pas tous les fichiers. Le tableau ci-dessous synthétise la compatibilité générale et indicative en 2026. Il remplace l’ancienne image du blog par un contenu texte, lisible par tous et par les moteurs de recherche. Gardez bien à l’esprit qu’il s’agit de tendances, pas de garanties : la compatibilité réelle dépend de la version de puce utilisée lors de votre test, et peut changer du jour au lendemain quand une plateforme met à jour son système d’import.
| Fichier d’origine ↓ / Plateforme d’accueil → | MyHeritage | FamilyTreeDNA | GEDmatch | Geneanet |
|---|---|---|---|---|
| AncestryDNA | ✅ Généralement accepté | ✅ Généralement accepté | ✅ Accepté | ✅ Généralement accepté |
| 23andMe | ✅ Généralement accepté | ✅ Généralement accepté | ✅ Accepté | ✅ Généralement accepté |
| MyHeritage | — (déjà testé) | ✅ Généralement accepté | ✅ Accepté | ✅ Généralement accepté |
| FamilyTreeDNA | ✅ Généralement accepté | — (déjà testé) | ✅ Accepté | ✅ Généralement accepté |
| Living DNA | ⚠️ Variable | ⚠️ Variable | ✅ Accepté | ⚠️ Variable |
Lecture du tableau : « Généralement accepté » signifie que le format est habituellement reconnu, sous réserve de la version de puce de votre test. « Variable » signale les cas connus pour être instables. GEDmatch est en pratique la plateforme la plus tolérante en matière de formats. Les versions de puce les plus récentes (23andMe, Ancestry, Living DNA) sont les plus susceptibles d’être temporairement refusées le temps qu’une plateforme mette à jour son import.
À retenir : la compatibilité dépend aussi de la version de la puce utilisée lors de votre test. Les fichiers les plus récents ou, au contraire, les plus anciens, sont parfois refusés par certaines plateformes le temps qu’elles mettent à jour leur système d’import. En cas d’échec, consultez la page d’aide de la plateforme d’accueil.
Sécurité et RGPD : ce que signifie partager son ADN
Transférer ses données brutes, c’est confier une copie de son ADN à une plateforme supplémentaire. Cela mérite une vraie réflexion, car l’ADN n’est pas une donnée comme les autres : il vous identifie de manière unique et concerne aussi, en partie, vos proches biologiques (parents, frères et sœurs, enfants).
Le cadre RGPD européen s’applique dès lors que vous êtes résident de l’Union européenne. Vos données génétiques relèvent des catégories particulières de données au sens de l’article 9 du RGPD — au même titre que les données de santé — et bénéficient à ce titre d’une protection renforcée : leur traitement est en principe interdit, sauf consentement explicite de votre part ou autre base légale prévue par le règlement. Concrètement, vous conservez sur la plupart des plateformes sérieuses un ensemble de droits : droit d’accès à vos données, de rectification, d’effacement (vous pouvez demander la suppression de votre fichier et de votre profil), de portabilité et d’opposition à certains traitements.
Avant tout transfert, gardez ces points à l’esprit :
- Le consentement est central. Lisez la politique de confidentialité de la plateforme d’accueil avant d’importer votre fichier. Vous devez comprendre ce qui sera fait de vos données, et avec qui elles pourront être partagées.
- Vous pouvez tout supprimer. Les plateformes sérieuses permettent de supprimer définitivement votre fichier ADN et votre profil de correspondances. C’est un droit que vous pouvez exercer à tout moment.
- L’hébergement compte. Selon la plateforme, vos données sont stockées dans des pays différents. MyHeritage, basée en Israël, bénéficierait d’une décision d’adéquation de la Commission européenne — ce qui signifie que le pays offrirait un niveau de protection des données proche du RGPD. Les laboratoires américains relèvent quant à eux du droit américain, encadré côté UE par le Data Privacy Framework UE–USA. Ces décisions étant régulièrement réexaminées, mieux vaut vérifier leur statut au moment de votre transfert.
Le cas particulier de GEDmatch et des forces de l’ordre
GEDmatch occupe une place à part. Cette base, très ouverte par conception, a été utilisée par la généalogie génétique judiciaire : en croisant l’ADN trouvé sur une scène de crime avec les profils volontairement déposés par des particuliers, des enquêteurs ont pu identifier des suspects via leurs cousins éloignés. L’affaire emblématique est celle du Golden State Killer, résolue aux États-Unis en 2018 grâce à ce type de base.
Depuis, GEDmatch propose des réglages de visibilité qui vous laissent choisir si votre kit peut, ou non, être comparé dans le cadre d’enquêtes. Si ce sujet vous préoccupe, prenez le temps de paramétrer votre profil au moment de l’import, et de relire les conditions d’utilisation. Il ne s’agit pas de renoncer à GEDmatch — c’est un outil formidable pour la généalogie — mais d’y consentir en connaissance de cause.
Et la légalité en France ?
Un mot, enfin, sur le cadre français, car le sujet est sensible. En France, l’examen des caractéristiques génétiques d’une personne ne peut, en principe, être entrepris qu’à des fins médicales, de recherche scientifique ou judiciaires (article 16-10 du Code civil). Les tests ADN récréatifs — et, par extension, l’usage de leurs données brutes à des fins de généalogie de loisir — sont donc techniquement interdits par le droit français. Il s’agit d’une zone grise : la pratique est largement répandue et tolérée, mais elle n’est pas pour autant légalisée.
À la date de 2026, aucun cas de poursuite à l’encontre d’un particulier français ayant eu recours à ces tests ou transféré ses données n’a été publiquement rapporté. La sanction théoriquement prévue pour un particulier qui sollicite un examen génétique hors cadre est de 3 750 € d’amende (article 226-28-1 du Code pénal), sans peine d’emprisonnement. C’est une confusion fréquente dans la presse : la peine d’un an d’emprisonnement parfois évoquée vise le fait de procéder à un test hors cadre — elle s’applique aux laboratoires (article 226-25 du Code pénal), pas au particulier qui transfère ses propres données. Cette tolérance n’a toutefois pas valeur de droit. Ces données ne peuvent en aucun cas servir à une démarche médicale, à établir une filiation ou dans un cadre judiciaire en France : leur usage doit rester strictement personnel et généalogique.
Sources autoritaires : Article 16-10 du Code civil (Legifrance) · Article 226-28-1 du Code pénal (Legifrance) · CNIL — Tests génétiques grand public · ISOGG Wiki — Autosomal DNA testing comparison chart
Foire aux questions
Le transfert de données brutes est-il vraiment gratuit ?
Souvent, oui, pour la partie correspondances. MyHeritage propose un transfert gratuit avec accès gratuit à votre liste de correspondances ADN ; l’estimation détaillée des origines y est généralement payante. GEDmatch est gratuit pour ses outils de base. FamilyTreeDNA propose un transfert généralement gratuit avec un déblocage payant des fonctions avancées. Les modalités évoluent : vérifiez toujours sur la page d’aide officielle de la plateforme au moment de votre transfert.
Dois-je décompresser mon fichier avant de l’importer ?
En général, non. La plupart des plateformes acceptent directement le fichier compressé (.zip) tel que vous l’avez téléchargé. Inutile de l’ouvrir ou de le modifier : un fichier de données brutes altéré risque d’être refusé à l’import.
Combien de correspondances vais-je trouver en plus ?
Impossible à prédire : tout dépend du nombre de vos cousins ayant testé leur ADN sur la plateforme d’accueil. Chaque correspondance s’accompagne d’un nombre de centimorgans (cM) partagés, qui aide à estimer votre lien de parenté. Pour interpréter ces chiffres, appuyez-vous sur notre tableau des centimorgans par lien de parenté.
Puis-je supprimer mes données après coup ?
Oui. Les plateformes sérieuses, dans le respect du RGPD, vous permettent de supprimer définitivement votre fichier ADN et votre profil de correspondances quand vous le souhaitez. Cherchez l’option dans les paramètres de confidentialité de votre compte, ou contactez le support de la plateforme.
Conclusion
Transférer les données brutes de votre test ADN est l’un des gestes les plus rentables de la généalogie génétique : pour un coût souvent nul, vous multipliez vos chances de retrouver des cousins et vous obtenez de nouvelles estimations de vos origines. La marche à suivre est simple : téléchargez votre fichier chez le laboratoire qui a réalisé votre test, puis importez-le sur MyHeritage, FamilyTreeDNA, GEDmatch ou Geneanet selon vos objectifs.
Gardez toutefois en tête que votre ADN est une donnée sensible. Lisez les politiques de confidentialité, exercez vos droits RGPD si nécessaire, et soyez particulièrement attentif aux réglages de GEDmatch. Bien utilisé, le transfert de données brutes ouvre des portes que votre test initial laissait fermées — à vous d’en faire un usage éclairé.
Cet article est susceptible d’être mis à jour : les modalités de transfert et les politiques tarifaires des plateformes évoluent régulièrement. Pour aller plus loin, commencez par déterminer quel test ADN choisir en fonction de votre projet généalogique.
